Le sac accuse les coups, se balance. La vie ne vaut pas plus. Un sac qui encaisse sans rien dire.
Et ma vie ne saurait aller plus loin. Alors je boxe, boxe, au rythme de ma respiration.
Je me vide de tout, ma ville, mon bahut, les autres. Surtout les autres. Je ne les supporte plus, tous, à dire la même chose, à voir les mêmes choses, à faire les mêmes choses. Ce sac en cuir fendillé, qui s'écarte si peu de son axe, je voudrait l'éclater, l'éventrer, le vider de tout son sable qui amortit et qui étouffe ma colère ...